Ce blog est en construction/reconstruction... (ce qui explique que certains articles restent inachevés...)
Il vous présente mon travail, que j'ai essayé de découper de façon thématique, exercice plutot difficile,
je ne sais pas si mes choix sont tous très judicieux, à vous d'en juger..
dans un deuxième temps, je voudrais progressivement essayer d'étayer mon propos de plus réfférences..
bonne visite


-Au fil du doute
-Petit historique
-Parcours



Au fil du doute


 Bienvenue au fil du doute ...
pourquoi ce titre?, tout simplement parceque le doute caractérise assez bien ma facon d'être et de créer... il m'est famillier et je m'y suis attachée, c'est lui qui me pousse à avancer, me remet  en question, lui qui me permet de n'être jamais rassasiée..

alors, en quelques mots... et pas mal d'images
je voudrais vous faire découvrir mon travail, mon univers, ces choses qui me bouleversent et m'interrogent...

Pour résumer,
je dirais que mon travail traite de la contrainte, et a pour base la sculpture.
Sculpture que je souhaite en mouvement,
mouvement qui se voit forcément gêné par la contrainte
Mais au delà de la contrainte, c'est de l'être dont je parle...
de ce monde étrange dans lequel je vis, où les règles du jeu nous échappent,
où il existe de nombreux codes,(vestimentaires, de comportements, de langage..), et où finalement, les choses simples et essentielles sont dissimulées, où la réalité est sans cesse mise en scène...
Je crois que tout cela nous conduit à une certaine confusion...
On nous submerge d'informations, de paroles, d'images...
Comment ne pas se perdre?....
Et que devient le corps dans tout ça?, il joue son rôle de recepteur..., il engrange, il étouffe...
C'est en lui que se joue toutes les tensions, les pressions, c'est lui qui explose, qui souffre, lui que j'oublie et qui me rappelle à l'ordre, lui qui me trahit.

l'idée que le corps diminué de certaines de ses facultés se fait le révélateur, la métaphore de la condition humaine, de son étrangeté, a été l'un de mes moteurs.
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Mon travail, a  débuté par la sculpture et le volume;
et la question du corps , (et de la difficulté à l'habiter) a vite pris une place centrale.
Je vais donc ici remonter un peu dans le temps....
avec a découverte de Louise Bourgeois femme incourtournable et donc l'oeuvre m'a énormément influencée.
j'ai été marquée par la découverte des "femmes maisons", et me suis interressée à cette association.   Outre le fait que la maison soit le lieu associé à la femme , femme protectrice du foyer...etc..., le corps feminin, tout comme la maison, sont un lieu protecteur, à la fois ouvert et fermé..
A partir de là je me suis  posée la question de l'enfermement et de l'agression
et suis vite arrivée à des formes organiques, je suis passée du corps enveloppe,  au corps interieur, mocellé...

Seulement, je crois que je n'ai jamais été très à l'aise pour parler de tout ça...je crois que la question centrale est cette difficulté à habiter son corps, l'accepter... dans un monde un peu trop préoccupé par les apparences...
Il y a aussi ce corps de femme, étrange;   corps de chair lourde, corps tout en plis et en rondeurs, attrayant ou repoussant? corps de femme violé, désiré, déchiré, dont le sexe est un pli, dont le sexe est un gouffre, capable d'enfanter...
on pensait autrefois, que la corps des femmes se formait par contention, de l'extérieur! elles représentaient la tentation,le sexe, il fallait donc les opprimer, les controler, un des moyens utilisé fut de contraindre leur corps...(vêtements)..





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"elle", elle est une femme,
une femme que l'on déshabille, mais qui loin de se dévoilée, nous échappe...








A  partir de là une de mes matière de prédilection a été le vêtement, et le tissus...
de ce corps , j'ai  commencé à extraire  des formes,




Untitled-1-copy-3-copy.jpg



























formes de plus en plus lisses...



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que j'ai progressivement rattachées au corps....corps qui devient de plus en plus abstrait...
(je fais là d'énormes raccourcis, pour venir progressivement à mon travail actuel...)






pcorderouge1-copy.jpgessbl3-copier-copie-1.jpg

























j'ai d'abord voulu le faire disparaitre ce corps, mais il est revenu, quasi assexué,
ou plutot il est apparu peu à peu, timidement...transformé, autre...






pourquoi tant de questions sur le corps?
-parceque c'est à travers lui que se créer mon lien au monde
-parcequ'il s'inscrit dans une réalité culturelle, c'est à dire que la vision que j'ai du corps et notamment de mon propre corps , est issu de mon histoire, de la société, et du siècle dans lequel je vis,... mais aussi de tous ce qui a précédé
-et troisièmement, parceque le corps est intrinsèquement lié au geste,à la pensée, au temps, à l'espace,; (il est source et signe de vie et de mort, de souffrance et de jouissance, d'identitéet d'universalité, d'animalité et de civilisation.... de dualité.. intérieur extérieur, apparence et profondeur....etc...
et qu'il est avant tout sensible..




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En réalité, mon travail traite peut etre plus qu'il n'y parait de la parole,
celle du corps, comme celle qui sort de la bouche,
Une parole difficile, qui peine à se faire et à exister, ou qui tente d'exister par des moyens détournés..







j'ai voulu réagir face à un evènement personnel, je me suis retrouvée face à quelqu'un qui ne cessait de me répeter son besoin de parole, j'étais assaillie de lettres, d'appels telephoniques, de mots, toujours ou presque, identiques...
lui se "vidait", je me murais dans le silence, impuissante
le langage et l'écriture devenait pour lui une sorte de corps de substitution, un substitut à la relation...
une façon aussi de se déculpabiliser...
(cela me fait penser à la lettre au père de Kafka, )
j'ai alors décidé qu'il me fallait  aussi evacuer ce trop plein de mots qui résonnait dans ma tête...
Ca correspondait aussi à un moment où je voulais prendre une nouvelle direction dans mon travail,
aller vers quelque chose de plus simple, plus cru,plus minimaliste... j'ai revu des vidéo de Bruce Naumann, notamment celle des clowns qui répètent le meme texte tout en étant en équilibre sur une jambe, jusqu'à s'effondrer...
j'avais également cette image,associant les mots à des cailloux
très vite j'ai fait cette première vidéo, où je mange de cailloux, jusqu'à ce que ma bouche ne puisse plus les contenir... dans une autre je les recrache...



cailloux.jpg




















sans mots I, 5', 2005






De là est né une série de petites vidéos, où "l'action"  passe  par la bouche, jusqu'à épuisement...
chacune raconte quelque chose de différent ( je pense notamment à l'oeuf que je tient jusqu'à ce qu'il explose), mais toutes sont intimement liées,






allumettes-copie-1.jpg














sans mots IV
, 4', 2005

oeuf.jpg














sans mots V, 1'40, 2005






ces vidéos sont présentées en boucles, sur trois écrans






diplom-install-copie-1.jpg




(cailloux, Deleuze et l'anti oedipe, "plaisir de sucer des cailloux"..
Lygia Clark, le caillou est une preuve de réalité...)
publié dans : corps et parole
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